alors voilà, j'ai décidé de faire un album solo ça va s'appeler "les chansons perdues" car entre 2disques de mickey3d, certaines chansons se perdent dans la nature. autant les retenir et les faire exister. j'ai tout fait à la maison, joué avec mes petits doigts, chanté avec ma bouche, et mixé avec mes pieds(surtout le gauche). la sortie est prévue au printemps, avec le retour des oiseaux. j'arrive sur myspace, que je ne maitrise pas trop pour l'instant, mais j'ai bien l'intention de m'installer et d'alimenter l'espace au fil des jours. Mon album perso est sorti ! Vous pouvez cliquer ici pour l'acheter ou le télécharger Pour vous abonner à ma newsletter officielle, cliquez ici
Mickey 3D, groupe français à part, adepte des croisements inspirés, déjà auteur d'un premier album "Mistigri Torture", remarqué et remarquable, entre acoustique jubilatoire, électricité tournoyante et électron pas nombrilo, revient, en mars 2001, avec son second effort studio, "La Trève". Les Mickey 3D ont, depuis leurs débuts, refusé toute facilité, tout clin d'œil aux tendances "du moment ». Un chanteur-multi-instrumentiste (Mickey), un batteur-bassiste (Jojo), une accordéoniste-claviste-chanteuse et dessinatrice (Najah) accompagnés et relayés par le manager (Louison), l'ingé son live (Bobby Damour) et le responsable des retours sur scène et producteur (Bruno Preynat), persiste et signe avec ce "La Trève" à la (très) forte personnalité. Ici, c'est une véritable famille qui construit son avenir. Pas de mise en avant, pas de chasse gardée. Les mots pactisent avec les notes pour mieux définir les contours de l'univers de Mickey 3D. La production adopte les principes démocratiques: David Weber (des Forces Motrices à Genève, travailleur acharné sur les albums de Shovel, Young Gods, Sinner dc...), Bruno Preynat et les Mickey 3D ont tous manipulé les manettes et autres boutons pour un résultat hybride mais compact, fidèle, où chaque pulsion musicale, chaque inspiration du groupe peuvent respirer, s'élever. En guise d'introduction, c'est une image qui retient l'attention, avant même les accords. La pochette de "La Trève", dessinée par Najah, dévoile un être humain dans un monde sépia, à l'arrêt, assis, fatigué, se repliant sur lui même comme pour mieux ne pas oublier qu'il existe. Et puis vient ce bruit d'eau qui coule, inexorablement. Les instruments surgissent, en communion avec cette voix reconnaissable entre mille. Guitare acoustique, batterie en retrait pour un zoom sur deux amoureux toujours vissés sur un banc public, s'isolant inconsciemment et exposant, sans retenue, leur union. Mickey chante, laconique, grave, avec quand même un petit sourire en coin. Très vite, on comprend. Tous ces concerts, cette "mise en avant" a offert de nouvelles perspectives à Mickey 3D. Il a appris à prendre du recul pour mieux progresser. Et, d'un morceau à l'autre, les atmosphères défilent, les guitares deviennent incisives, l'humain s'allie parfois aux machines pour planter des décors faussement naïfs où seuls comptent la vérité et l'émotion. Mickey évoque sa grand-mère avec une tendresse rare au détour d'une balade crépusculaire, raconte ses peurs, des araignées aux orages en passant par les villes où "la fureur et le bruit m'enfument la pensée...", rejette, au coin d'une phrase anodine, le culte de la personnalité, parle d'amour comme un enfant précoce, les yeux et le cœur grands ouverts. Le monde de Mickey 3D joue sans jamais tricher. Sur fond de mélodies légères, appuyées, percutantes ou amusées, le groupe égrène, ici et là, quelques clins d'œil à leurs prédécesseurs. David Bowie, Jesus and Mary Chain, Miossec, Taxi Girl, Violent Femmes, les Beatles : moins que des influences, on reconnaît, chez Mickey 3D, cette capacité à croiser les styles. Pour donner naissance à des morceaux intemporels, racés, ambitieux et envoûtants, capables d'émouvoir comme d'amuser, d'éveiller comme de reposer. "Storiz", dernier morceau de l'album, hypnotique, longue et lente procession en anglais, impose ce "La Trève" comme un deuxième opus intense. Entre beats à la Portishead et acoustique saturée et aérienne à la Cure, "Storiz" s'impose comme le final parfait. Quoique. L'eau poursuit sa course. Un homme marche, le souffle court. Puis le silence. Et ce cri, déjà entendu dans le poste, d'une ouvrière révoltée, que personne ne semble considérer. Juste avant la dernière salve, une nouvelle visite du morceau "Plus Rien". La suite vous appartient.